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Passions

  • Un futur végétarien

    La semaine dernière, j'ai fait un cours de cuisine à Avignon. J'en avais déjà fait un l'année dernière et j'avais bien apprécié. Et là encore, je n'ai pas été déçu : on apprend énormément de choses en compagnie d'un chef ! C'est drôle, parce que si on m'avait dit il y a deux ans que je suivrais un jour des cours de cuisine, je n'y aurais pas cru : la cuisine était pour moi une vraie perte de temps. Mais j'ai découvert depuis toutes les saletés qu'il y a dans les barquettes toutes prêtes, et ça m'a poussé à réagir, à cuisiner moi-même pour manger plus sainement. Et c'est de ça dont j'aimerais parler aujourd'hui : de cuisine saine. Parce que même si les gens ne s'en rendent pas compte, nous sommes en train de changer complètement notre mode d'alimentation. D'abord, il y a le bio qui s'impose dans nos vies. Longtemps considéré comme un luxe de riche, il tend aujourd'hui à se démocratiser. Il prend d'ailleurs de plus en plus de place dans les étals, et vu la tendance actuelle, je pense qu'il finira même par remplacer les aliments non bio. Ensuite, il y a l'alimentation végétarienne, qui pourrait bien, elle aussi, remplacer la viande. Ça peut évidemment paraître fou, dit comme ça, mais réfléchissez-y deux minutes. Songez au cas du bio, longtemps vu comme un marché sans grand avenir. Considérez maintenant les différents scandales liés à la viande. Pensez ensuite que notre société est résolument progressiste. Le nom même d'une association comme L214 en dit long en la matière : L214 fait référence à l'article du code rural dans lequel les animaux sont désignés en tant qu'êtres sensibles. Il est donc logique d'imaginer que nous allons tout doucement vers une société où l'on mangera plus sainement et plus éthiquement : sans viande. Et si vous n'y croyez pas, on en reparle dans dix ans ! A part ça, j'ai bien apprécié ce cours de cuisine. Si vous cherchez un cours de cuisine sympa, je vous le recommande. Je vous mets en lien le site où je l'ai dégoté. Davantage d'infos sur ce cours de cuisine à Avignon en suivant le lien.

  • Comme un pilote de chasse

    La semaine dernière, j'ai satisfait un fantasme de gosse : j'ai volé sur un avion de chasse. Ca s'est passé à l'aérodrome de Rennes, où je me suis présenté au matin. J'avais mal dormi la veille à l'idée de ce qui m'attendait. Une fois terminé le traditionnel briefing où l'on m'a décrit l'appareil, j'ai finalement enfilé mon uniforme de pilote et j'ai gagné le parking du tarmac. C'est là que le L-39 Albatros patientait. Impossible de ne pas le reconnaître, avec son empennage en V et ses couleurs flashy. C'est l'estomac noué, je suis monté dans l'appareil et harnaché à mon siège. Après tout un tas de check-lists, on était enfin parti. Je pensais me retrouver collé à mon siège, mais l'accélération est assez linéaire, ce qui fait qu'on ne sent pas vraiment les 200 km/h. Dès les premières minutes de vol, j'ai d'abord été surpris par la stabilité de l'avion : il n'oscille pas en dépit de vent assez fort. Les premières minutes se sont révélées plutôt anodines. Un peu trop, peut-être. Puis le pilote m'a demandé si j'étais prêt pour la partie acrobatique. J'ai répondu avec le sourire mais dès que ça a vraiment commencé, j'ai rapidement effacé mon sourire ! On a commencé par un huit brésilien. J'ai soudainement pesé plusieurs fois mon poids. J'ai voulu lever le bras mais il pesaient soudain leur poids. J'avais la sensation que mes joues tombaient, comme si quelqu'un tirait dessus. Le pilote m'a demandé si j'étais d'attaque pour continuer : je lui ai répondu en riant ; je ne pouvais m'en empêcher, à ce moment-là je ne me suis jamais senti aussi vivant. Pendant les courts instants de relâche entre chaque série, je tentais de retrouver mes repères, mais tout allait très vite et les manœuvres se suivaient sans discontinuer : tonneaux, vol sur le dos, tonneaux, virages. Le pilote semblait se faire plaisir. Le pilote me demandait à intervalles réguliers si j'étais encore avec lui, et je répondais par l'affirmative. Même si les évolutions qui allait crescendo, je me laissais progressivement aller, profitant pleinement de ces sensations insolites de perte de contrôle accompagnée d'une sécurité absolue. Curieusement, c'est sur le chemin du retour que j'ai fini par avoir des haut-le-cœur. Et pour finir, j'ai rempli le petit sac généreusement livré en début de vol. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce vol en L-39.

  • Les dauphins ne sont pas des Flipper

    Je crois qu'il faut l'avoir vécu soi-même pour comprendre. Mardi dernier, j'ai nagé en compagnie des dauphins. Cela s'est passé à Mandelieu et pour vous dire à quel point cela m'a étonné, si j'avais croisé un Goa'uld dans le métro, je n'aurais pas été plus affecté ! Nager avec des dauphins est en effet à mon sens ce qui se qui s'apparente le plus à une rencontre extraterrestre. On sent d'entrée de jeu leur intelligence. Dans H2G2, ces créatures sont d'ailleurs décrites comme la deuxième espèce la plus intelligente de notre monde (l'humain n'arrivant qu'en troisième position ; pour savoir quelle est la première, vous n'avez qu'à lire le livre). Nager avec eux peut être assez inquiétant, cela dit. Parce qu'il faut bien comprendre qu'ils restent des animaux sauvages avant toute chose, et ils peuvent tuer un requin en cas de danger ! Si vous rêvez de nager avec eux, il faut aussi savoir qu'ils ne réagiront pas forcément comme vous le voulez. J'ai entendu des personnes pleurer parce qu'elles n'avaient pas vu les dauphins comme elles le désiraient : pourtant, il ne leur viendrait pas à l'esprit d'ordonner à des lions qu'ils se laissent caresser, non ? Je n'ai pas pu caresser les dauphins lors de cette matinée, ni me cramponner à eux pour filer sous l'eau. Néanmoins, j'ai fait bien mieux : j'ai pu contempler ces extraordinaires créatures dans leur environnement réel. Et c'est véritablement un cadeau, même si certains en voudraient toujours plus. Nous sommes parfois à ce point accoutumés à la société de consommation que de manière générale, nous sommes persuadés que tout ce qui sur Terre est notre propriété. Mais c'est une idée stupide. Et même si c'était vrai, nous arracherions à la nature ce qui fait précisément tout son charme : cette vérité essentielle qu'un poète écrit partout, sur toutes les pages lues, sur toutes les pages blanches... En tout cas, si vous appréciez les dauphins, je vous recommande vraiment de vivre cette rencontre : cela permet de se souvenir que l'homme n'est qu'une créature parmi d'autres sur Terre. Et c'est déjà beaucoup. Pour toute information supplémentaire, c'est par là que ça se passe pour nager avec les dauphins !