Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Les sangs rongés - Page 4

  • Les indépendantistes en prison

    « Ca va tout envenimer », s’exclame Dolores, Barcelonaise de 66 ans non indépendantiste, en apprenant jeudi ce qu’elle appelle « la mauvaise nouvelle »: huit ministres catalans indépendantistes envoyés en prison. Près d’une semaine après la proclamation d’une « République » catalane restée virtuelle, aussitôt suivie d’une mise sous tutelle de la région par Madrid, Dolores et son amie Nuria allaient réserver un voyage au Japon. L’annonce les a trouvées sur un banc, à deux pas de la célèbre place barcelonaise, la Plaça Catalunya. « Je n’ai jamais voté indépendantiste et je ne me sens représentée ni par le camp des pro, ni par celui des anti », dit Dolores, professeur à la retraite et électrice de gauche. « Mais ils n’ont rien fait de très, très grave – une proclamation d’indépendance… – ils n’ont jamais été violents car toutes les manifestations étaient pacifiques », dit-elle, « et quand on sait que beaucoup de ceux qui ont volé dans ce pays sont toujours libres, à commencer par ceux du PP (le parti du chef du gouvernement Mariano Rajoy, NDLR), mais aussi deux d’ici ». Elle demande à parler anonymement « dans ces circonstances »: une juge vient de placer en détention provisoire huit membres du gouvernement catalan déchu pour « sédition » et « rébellion » et pourrait émettre un mandat européen contre cinq autres, dont leur président destitué, Carles Puigdemont qui, depuis la Belgique, dénonce « un procès politique ». « Ca met en colère même quand tu ne votes pas en faveur de l’indépendance, parce qu’à chaque fois qu’une mesure disproportionnée est prise, cela ne fait qu’alimenter l’indépendantisme. Ou Rajoy ne s’en rend pas compte ou ça l’arrange pour recevoir plus de votes des autres régions, comme défenseur de l’unité de l’Espagne », suggère-t-elle. « Ca me fait mal, parce que je crois que la faute est partagée entre Madrid et Barcelone. La politique, c’est le dialogue et il n’y en pas eu », renchérit son amie Nuria, ex-fonctionnaire du ministère du Travail de 67 ans, non indépendantiste. Traversant la Place de Catalogne, un homme en costume marche à toute allure. Antonio Navarro, chef d’entreprise de 51 ans et l’un des rares passants à approuver la mesure de placement en détention. « C’est très bien et c’était à prévoir: ils ont enfreint la loi, désobéi aux tribunaux, utilisé des fonds publics pour leur projet illégal, fait une pantomime appelée référendum et proclamé une indépendance que la Constitution n’envisage pas », dit-il, sans s’arrêter de marcher. « Puigdemont aurait dû soutenir ses ministres mais il a cherché protection en Belgique: c’est un manque de respect et de responsabilité envers les siens », tranche-t-il. Mais la majorité des Barcelonais rencontrés, aussitôt la nouvelle annoncée, contestent la décision de la justice qu’ils n’estiment « pas indépendante » du pouvoir.

  • Dans chute libre, il y a libre

    Voilà ce que j'ai découvert avant-hier, lorsque j'ai concrétisé un vieux fantasme : un baptême de chute libre. Tout à fait le genre de délire que tout le monde veut faire sans jamais sauter le pas. Il faut avouer que le principe de départ est un peu dérange : se projeter de soi-même dans le vide depuis un appareil à 4000 mètres de hauteur, peu d'êtres vivants voudraient le faire ! Il faut vraiment être une drôle de chose, c'est-à-dire un humain, pour faire ce genre de choses ! Bref, avant-hier, je me suis rendu au petit aéroclub de Castres, dans le Tarn, où on m'a mis immédiatement dans l'ambiance, puisque trois minutes après mon arrivée, j'ai dû signer une décharge et une assurance vie. Puis, après un petit briefing, j'ai enfilé le matériel et mes lunettes de saut, avant de m'entasser avec d'autres à bord d'un petit Pilatus. Nous étions à cinq dans un espace à peine plus grand qu'une cabine téléphonique. Mais une petite demi-heure plus tard, on y était. Quatre mille mètres d'altitude. Un des animateurs a donné les dernières instructions tandis qu'un autre ouvrait la porte. Un courant d'air frais s'est engouffré dans la cabine. Le premier tandem s'est jeté dans le vide. Je contemplais le spectacle, la gorge serrée. Enfin le moment est venu. Face au vide, j'ai fait une rapide prière puis me suis mis en position. Et on est tombés avant même que je puisse paniquer. On a commencé par valser en tous sens, à tel point que j'aurais eu du mal à déterminer si on avait la tête en haut ou en bas. Puis on s'est stabilisés et à partir de là, ça a été le bonheur. J'ai jeté un coup d'oeil au caméraman qui avait sauté à notre suite et je lui ai fait un signe, ne pouvant pas m'empêcher de sourire. On chutait à près de 200 km/h et le vent me cinglait le visage. Cinquante-cinq secondes de pur bien-être. Ca paraît bien peu mais le temps semble en fait suspendre sa course pendant le saut. Magique. J'ai tenté un paquet d'expériences extrêmes au cours de ma vie, mais aucune n'était équivalente à ce vol. Si vous n'êtes pas du genre froussard, je n'ai qu'un seul conseil : ne restez pas scotché au sol ! Je vous mets le lien du site où j'ai trouvé mon saut en parachute à Castres. Déconseillé aux âmes sensibles !

  • Le Japon veut aller sur la lune

    L’agence spatiale japonaise a l’intention d’envoyer un homme sur la Lune d’ici 2030. Le Japon rejoint ainsi la Chine et l’Inde dans la compétition asiatique pour la conquête de l’espace. Le premier astronaute nippon marchera sur la Lune d'ici 2030 dans le cadre d'un nouveau projet élaboré par l'agence spatiale du Japon (JAXA) et présenté lors d'une réunion du ministère japonais des Sciences et de l'Éducation, a annoncé la chaîne de télévision NHK. D'après la chaîne, les autorités devraient divulguer un document officiel consacré à ce projet courant 2017. Ce sera la première mission spatiale habitée japonaise allant au-delà de la Station spatiale internationale (ISS). Toutefois, la JAXA n'a pas l'intention de concevoir un vaisseau spatial dédié, mais plutôt rejoindre le projet de la NASA prévoyant la construction d'une station en orbite lunaire en 2025 en vue de se préparer à une mission d'exploration de Mars. Tokyo envisage de fournir des technologies pour cette mission internationale en échange d'une place à bord de la station en orbite lunaire, qui pourrait servir de point de départ pour un vol habité vers la Lune. En novembre 2016, le vaisseau spatial chinois Shenzhou-11 a ramené sur Terre deux astronautes après une mission en orbite qui avait battu un record national de durée (33 jours). Pékin a également présenté son futur rover martien et la sonde qu'il enverra vers la Planète rouge d'ici 2020. Pékin réalise également un projet de vol habité vers la Lune. En décembre 2013, la sonde chinoise Chang'e-3 s'est posée sur le satellite naturel de la Terre et un robot téléguidé baptisé Yutu (Lapin de jade, en mandarin) a débarqué sur la surface lunaire.