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Les sangs rongés

  • A l'écoute

    Dernièrement, la boîte m'a envoyé à Las Vegas pour y faire un incentive. Je n'étais pas fou de joie à l'idée d'y participer, à la base. Il faut dire que je voyage déjà pas mal pour le travail, et n'ai pas particulièrement envie de trouver des raisons supplémentaires d'être loin de ma famille. Mais refuser d'y participer aurait été mal perçu par mon responsable, et j'ai donc accepté. Et en fin de compte, j'ai été agréablement surpris. Les défis imposés tout au long du séjour étaient très axés surl la notion de travail de groupe, et m'ont permis de voir mes collègues sous un jour différent. Et même de détecter en certains des aptitudes que je ne leur avais encore jamais vu. Depuis ce bref séjour, je discute régulièrement avec eux lors de la pause. Dans l'ensemble, cet interlude a permis d'établir le contact entre tous les participants, ce qui est plutôt salutaire au vu du récent remaniement des équipes. Et quel contact ! Quand vous vous retrouvez perdu au milieu de nulle part avec vos collègues, avec seulement quelques indices pour retrouver le chemin du retour, ça force à se rapprocher et à se serrer les coudes ! Le meilleur, à mon sens, reste les animations qui inspiraient tout ce qui avait trait à la créativité de chacun. Depuis le temps que je travaille, j'ai pu constater que s'il y a bien une capacité sur laquelle le monde de l'entreprise fait trop souvent l'impasse, c'est l'imagination. L'imagination des collaborateurs. Le potentiel créatif est tout simplement piétiné par un système de règles trop strictes, au sein duquel le salarié un peu créatif apprend rapidement à se faire discret plutôt qu'à se risquer à prendre la parole. Dans la boîte pour laquelle je travaillais auparavant, par exemple, j'entendais souvent des collègues proposer des idées vraiment intéressantes pendant la pause café, mais ne jamais en toucher un mot à nos patrons parce qu'ils savaient que leurs idées allaient de toute façon passer à l'as ; il fallait que ça vienne des chefs, ou cela serait forcément d'une bonne idée. De fait, de brillantes idées peuvent succomber de cette façon, juste parce qu'une hiérarchie bloque les process. Bref, contre toute attente, j'ai donc été ravi de cet incentive à Las Vegas. Voilà le site de l'agence qui s'est chargée de l'organisation, si ça vous intéresse.

  • La Russie veut fixer le prix du pétrole

    Moscou veut mettre fin à la domination de l’Occident sur les bourses de pétrole, rapporte le quotidien allemand Finanzmarktwelt. Pour y arriver, la Russie a l’intention de faire concurrence aux marchés à terme de New York et Londres. Le fait est que le prix du pétrole se fixe en Occident, indique Finanzmarktwelt. Et la Russie, pour qui les prix du pétrole jouent un rôle décisif, n'a aucune influence sur la formation des prix. Avec la création de son propre marché à terme pour les marques russes du pétrole Urals et Espo, Moscou réaliserait une démarche très importante. Selon l'article, s'inspirant de la Chine, Moscou a l'intention d'ouvrir son propre marché à terme à la bourse de Saint-Pétersbourg. L'auteur souligne que le pétrole Brent, dont le part sur le marché est dérisoire, "détermine, en réalité, 70% du commerce mondial du pétrole", alors que les parts des marques russes Urals et Espo sont plus importantes. "Une chose est claire, la Russie veut se débarrasser d'un système où les prix du pétrole russe sont fixés à Londres ou à Dubaï ", conclue l'article. Les Bourses européennes restent déprimées depuis mai dernier, les prix du pétrole ayant déjà perdu 40%. Selon les experts, le baril devrait continuer sa chute en 2016. L'offre largement supérieure à la demande va être encore renforcée par l'arrivée sur le marché du pétrole iranien.

  • Supériorité de la philosophie

    La supériorité finale de la philosophie positive est aussi indubitable à ce titre qu'au précédent, comme l'ensemble de notre analyse historique le démontrera spontanément: à elle seul il appartient, dans l'état viril de la raison humaine, de développer en nous, au milieu de nos entreprises les plus hardies, une vigueur inébranlable et une constance réfléchie, directement tirées de notre propre nature, sans aucune assistance extérieure, et sans aucune entrave chimérique. Enfin, sous le point de vue social, malgré que l'ascendant réel de la philosophie théologique ait dû, à cet égard, se prolonger davantage, il serait inutile aujourd'hui de constater formellement que, bien loin de tendre à lier les hommes, suivant sa destination originaire, elle contribue essentiellement à les diviser; de même que, après avoir créé l'activité spéculative, elle a dû aboutir à l'entraver radicalement. La propriété de réunir, comme celles de stimuler et de diriger, appartiennent désormais, d'une manière de plus en plus exclusive, depuis la décadence des croyances religieuses, à l'ensemble des conceptions positives, seules capables aujourd'hui d'établir spontanément, d'un bout du monde à l'autre, sur des bases aussi durables qu'étendues, une véritable communauté intellectuelle, pouvant servir de fondement solide à la plus vaste organisation politique. A tous ces titres divers, une expérience progressive commence à faire assez hautement pressentir la destinée respective des deux philosophies pour que je doive maintenant insister davantage sur une telle appréciation, qui, déjà intellectuellement accomplie dans tout le cours de ce Traité, le sera bientôt moralement et politiquement, à un degré tout aussi décisif, par la suite entière de ce volume. L'analyse historique nous expliquera clairement, d'après l'ensemble du passé social, la décadence continue de la première et l'essor correspondant de la seconde, à partir même des premiers progrès de la raison humaine. Quoiqu'il doive sembler d'abord paradoxal de regarder la philosophie théologique comme étant déjà, et depuis long-temps, en pleine décroissance intellectuelle au moment même où elle accomplissait sa plus sublime mission politique, nous reconnaîtrons bientôt, avec une entière évidence scientifique, que le catholicisme, son plus noble ouvrage social, a dû être aussi son dernier effort, à cause des germes primitifs de désorganisation qui devaient dès-lors se développer d'une manière de plus en plus rapide. Nous pouvons donc nous borner ici, pour notre démonstration fondamentale, à caractériser le principe général de l'inévitable tendance élémentaire qui entraîne finalement l'esprit humain vers une philosophie positive de plus en plus exclusive, dans toutes les parties quelconques du système intellectuel.