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Les sangs rongés

  • Dans chute libre, il y a libre

    Voilà ce que j'ai découvert avant-hier, lorsque j'ai concrétisé un vieux fantasme : un baptême de chute libre. Tout à fait le genre de délire que tout le monde veut faire sans jamais sauter le pas. Il faut avouer que le principe de départ est un peu dérange : se projeter de soi-même dans le vide depuis un appareil à 4000 mètres de hauteur, peu d'êtres vivants voudraient le faire ! Il faut vraiment être une drôle de chose, c'est-à-dire un humain, pour faire ce genre de choses ! Bref, avant-hier, je me suis rendu au petit aéroclub de Castres, dans le Tarn, où on m'a mis immédiatement dans l'ambiance, puisque trois minutes après mon arrivée, j'ai dû signer une décharge et une assurance vie. Puis, après un petit briefing, j'ai enfilé le matériel et mes lunettes de saut, avant de m'entasser avec d'autres à bord d'un petit Pilatus. Nous étions à cinq dans un espace à peine plus grand qu'une cabine téléphonique. Mais une petite demi-heure plus tard, on y était. Quatre mille mètres d'altitude. Un des animateurs a donné les dernières instructions tandis qu'un autre ouvrait la porte. Un courant d'air frais s'est engouffré dans la cabine. Le premier tandem s'est jeté dans le vide. Je contemplais le spectacle, la gorge serrée. Enfin le moment est venu. Face au vide, j'ai fait une rapide prière puis me suis mis en position. Et on est tombés avant même que je puisse paniquer. On a commencé par valser en tous sens, à tel point que j'aurais eu du mal à déterminer si on avait la tête en haut ou en bas. Puis on s'est stabilisés et à partir de là, ça a été le bonheur. J'ai jeté un coup d'oeil au caméraman qui avait sauté à notre suite et je lui ai fait un signe, ne pouvant pas m'empêcher de sourire. On chutait à près de 200 km/h et le vent me cinglait le visage. Cinquante-cinq secondes de pur bien-être. Ca paraît bien peu mais le temps semble en fait suspendre sa course pendant le saut. Magique. J'ai tenté un paquet d'expériences extrêmes au cours de ma vie, mais aucune n'était équivalente à ce vol. Si vous n'êtes pas du genre froussard, je n'ai qu'un seul conseil : ne restez pas scotché au sol ! Je vous mets le lien du site où j'ai trouvé mon saut en parachute à Castres. Déconseillé aux âmes sensibles !

  • Le Japon veut aller sur la lune

    L’agence spatiale japonaise a l’intention d’envoyer un homme sur la Lune d’ici 2030. Le Japon rejoint ainsi la Chine et l’Inde dans la compétition asiatique pour la conquête de l’espace. Le premier astronaute nippon marchera sur la Lune d'ici 2030 dans le cadre d'un nouveau projet élaboré par l'agence spatiale du Japon (JAXA) et présenté lors d'une réunion du ministère japonais des Sciences et de l'Éducation, a annoncé la chaîne de télévision NHK. D'après la chaîne, les autorités devraient divulguer un document officiel consacré à ce projet courant 2017. Ce sera la première mission spatiale habitée japonaise allant au-delà de la Station spatiale internationale (ISS). Toutefois, la JAXA n'a pas l'intention de concevoir un vaisseau spatial dédié, mais plutôt rejoindre le projet de la NASA prévoyant la construction d'une station en orbite lunaire en 2025 en vue de se préparer à une mission d'exploration de Mars. Tokyo envisage de fournir des technologies pour cette mission internationale en échange d'une place à bord de la station en orbite lunaire, qui pourrait servir de point de départ pour un vol habité vers la Lune. En novembre 2016, le vaisseau spatial chinois Shenzhou-11 a ramené sur Terre deux astronautes après une mission en orbite qui avait battu un record national de durée (33 jours). Pékin a également présenté son futur rover martien et la sonde qu'il enverra vers la Planète rouge d'ici 2020. Pékin réalise également un projet de vol habité vers la Lune. En décembre 2013, la sonde chinoise Chang'e-3 s'est posée sur le satellite naturel de la Terre et un robot téléguidé baptisé Yutu (Lapin de jade, en mandarin) a débarqué sur la surface lunaire.

  • En avion de chasse et vomir...

    Je ne suis pas émétophile. Mais il y a peu, j'ai vomi et j'ai aimé ça. Il faut dire que les circonstances étaient « un peu » particulières : j'étais à bord d'un avion de chasse, en pleine séance de voltige ! Ca s'est passé à Reims, et je peux vous dire que ce vol a été franchement violent. Je savais à l'avance que ça allait bousculer un brin, mais rien ne m'avait préparé à ça. Pour ma défense, j'ai bien cherché à me renseigner, mais curieusement, on ne trouve presque rien sur cette expérience sur internet. Pourtant, le pilote m'a bien dit que son calendrier de vol ne désemplissait pas. Alors pourquoi y a-t-il si peu de retours sur le web ? Quoi, les gens sont donc prêts à raconter au monde ce qu'ils ont mangé, mais pas à partager des expériences aussi extraordinaires ? Après avoir vécu ce vol, je crois avoir compris la raison de ce silence : les gens ne racontent pas parce qu'il s'agit là d'un événement qu'on peut difficilement décrire. Preuve en est que presque tous les récits que j'ai dégotés sur le web expliquaient les préparatifs du vol plutôt que les sensations de vol proprement dit. Mais je vais tout de même essayer de vous résumer ça en quelques mots. Imaginez le manège le plus dément dans lequel vous êtes entré. Les auto-tamponneuses et les petits chevaux ne peuvent en aucun cas compter. Imaginez plutôt le Rollercoaster. Puis multipliez ensuite par 5 les sensations. Et vous commencerez alors seulement à vous faire une petite idée de ce qu'on peut ressentir lors d'un vol en avion de chasse. C'est simple : j'ai bien cru ne pas y survivre. Vraiment. Imaginez-vous trente minutes de vol, qui finissent par dix minutes de vol acrobatique où, dans chaque figure, je sentais mon corps s'emboîter dans le siège. Une expérience si extrême que mon champ de vision rétrecissait à vue d'oeil, m'indiquant que j'étais sur le point de m'évanouir. Et bien sûr, pour finir, j'ai vomi mon encas dans un sac en papier prévu à cet effet. Mais vous savez quoi ? Malgré tout ça, étrangement, je ne regrette absolument pas. Non, rien de rien, je ne regrette rien. En fait, c'était l'expérience la plus sensationnelle que j'ai pu faire faire dans ma vie ! Le jour de la remise des cerveaux, je devais être absent... Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité de baptême en avion de chasse L-39.